Publié le 22 Février 2011

Avec mon velu du torse, nous sommes allés il y a 2 semaines, au Club des Cinq...non, c'est pas la bibliothèque de mon quartier mais plus un petit resto trop mimi conseillé par La vie en Blonde.

Je vous conseille vivement cette adresse tellement l'endroit nous reconduit direct dans notre enfance et adolescence : dîner régressif en perspective.

 

Description de l'endroit : (copié/collé sélection restaurant.com)

 Un genre nouveau est né : le Club des 5, un « resto de potes » pas comme les autres ! A la base de ce concept qui rassemble allégrement petits et grands, cinq potes dont la mission première est de laisser libre cours à nos envies régressives. Les intitulés des plats figurant à la carte parlent d’eux-mêmes. Ici, chacun peut aisément céder à l’appel d’une  « soupe qui fait grandir », même si l’espoir est vain passé le cap de la vingtaine. Mais les aventuriers du goût, comme ils se définissent eux-mêmes, ne s’arrêtent pas là…ils redoublent d’effort lorsque vient le plat principal. Que vous soyez d’humeur cantine ou plus aventurière, la palette des saveurs se décline du burger le plus coulant au plat le plus original est subtil. A l’heure du dessert, c’est une plongée en enfance qui vous attend ! Entre le sablé de petits Lu, Nutella, poires et chantilly et le moelleux au chocolat et son cœur de Galak (pas celui d’Oum)…votre cœur balance, et c’est tout à fait normal !

Les murs de ce « resto de potes » affichent sans demi-mesure la couleur et l’esprit. Entre  collages d’images animées, bibliothèques rose etverte, édition complète des Chevaliers du Zodiaque, «  le baby de kiki » (comprenez par là le mini baby-foot appartenant à l’un des membres de l’équipe, et habillant fièrement l’une des parois) et des photos délirantes tapissant les murs des toilettes, on ne fait pas mieux dans le genre ambiance bon enfant. Impossible donc, de ne pas être conquis. D’ailleurs, c’est le but. Le Club des 5, c’est un peu la madeleine de Proust mais en version nutella et bonbonaille. Et cela n’a rien d’étonnant qu’il remporte l’adhésion des 3 à 77 ans.

Le lieu :

Le club des 5 se trouve au 57 Rue des Batignolles Paris 17, une rue très sympa où j'ai trouvé une petite boutique qui vend des choses Pylones, Hello Kitty (le rêve des filles...).

Par contre pour se garer, c'est une autre paire de manches...ou alors louer une Smart.

C'est un très joli restaurant avec une équipe jeune et très sympa, qui met à l'aise tout de suite.

Les tables sont très proches les unes des autres mais cela ne nous a pas dérangé car nous avons écouté l'engueulade du couple d'à côté.

Les murs sont tapissés de photos d'objets,de personnages de série ou dessin animé, de vêtements portés dans les années 80...bref on passe sa soirée à se taper la discut sur "t'as connu les Raider's???"..."bah oui, tu me prends pour une gamine ou quoi".

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La bouffe :

La serveuse (blonde) est très gentille, dynamique et conviviale. Elle est parfaite dans ce restaurant car à l'écoute des clients. Elle nous a amené le menu qui est en fait un cahier de brouillon, c'est trop mimi.

En apéro costaud, c'est Mojito et Caïpirinha (je peux vous dire qu'ils ne lésinent sur la dose d'alcool), accompagné de toasts de pain frais et tapenade maison.

En entrée, nos yeux se jettent sur les croquettes de Babybels panés Dagobert, mesclun et pousse d'épinards, un bocal que l'on se partage à 2 et là, très jolie présentation mais bof...déjà le Bababa bababybel c'est pas ma passion mais le plat reste original mais simple.

En plat principal...ohlalalalala...une tuerie monumentale présentée sur un planche de bois façon boucher, je crois que c'est le meilleur MegaCheeseBurger jamais mangé...vous avez le choix pour le fromage (cheddar, raclette, beaufort et reblochon), le notre s'est porté sur Reblochon et on a bien fait quoique tous les fromages auraient eu leur charme dans cette arme de guerre.

Frites maison svp Messieurs Dames et ça je peux vous dire que c'est à signaler vu le nombre de restos parisiens qui nous font gober que leurs frites c'est du made cuisine...je leur dis "mon cul, la balayette"!!! et petite salade Coleslaw.

 

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Comme vous pouvez le constater, c'est assez copieux et si je peux vous donner un conseil...c'est de venir en survêtement pour ne pas être compressé tellement vous aurez dévoré tellement c'est trrrrrrrrropppppppp bon...

En dessert, malgré notre estomac qui demande un Rennie, nous finissons par le tiramisu au Kinder et là patatra...on nous amène un gâteau de génoise avec un soupçon de goût de Kinder rien à voir avec un tiramisu.

La présentation genre "Hotel Costes" ne va pas du tout avec l'endroit, je voyais plus la présentation dans un verre de cantine avec une barre de Kinder enfoncée ou des petits oeufs Kinder sur le dessus.

 

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Verdict :

La note est salée-poivrée (74€ à 2 mais on a pris la totale aussi) mais cela vaut vraiment le coup tellement l'endroit est rigolo et l'équipe trop sympa.

Les prix sont plus abordables le midi car proposition de menus.

Pas de menu le soir par contre, une ardoise avec des plats appétissants et copieux (j'ai regardé les assiettes des autres dont une souris d'agneau qui était énormissime)

A réserver absolument sinon c'est mort...nous sommes arrivés à 19h45 et à 20h, le restaurant était complet et des gens refusés.

C'est à faire en couple, en famille ou avec des amis.

 

 

Le Club des 5

57 Rue des Batignolles

Paris 17

01.53.04.94.73 (demander Marc, il est trop chou, chou,bidou...)

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Rédigé par garance

Publié dans #cuisine

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Publié le 22 Février 2011

Et oui, quelques-fois, je bouquine des petits livres fort sympathiques mais là, je reste bouche bée tellement ce roman m'a pris aux tripes.

Aujourd'hui, je vous fais donc exploser les mirettes et tordre les boyaux avec ce bouquin de malade.

 

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C'est quoi l'histoire ?

Le roman de Tatiana de Rosnay "Elle s'appelait Sarah" raconte l'histoire d'une journaliste américaine, vivant à Paris dans les années 2000, Julia, qui prépare un article lié à la rafle du Vél' d'Hiv', et celle d'une petite fille juive déportée en 1942 lors de la rafle, Sarah, dont Julia va rechercher les traces.

Alors qu'avec son mari et sa fille, elle doit emménager dans un appartement du Marais, au 36 rue de Saintonge, Julia apprend que les grands-parents de son mari s'y sont installés en août 1942, et elle recherche qui habitait là auparavant.

Elle se rend au Mémorial de la Shoah et apprend qu'une famille vivait là, mais que si les parents ont été assassinés à Auschwitz, leurs enfants Sarah et Michel ne sont pas mentionnés. Ses recherches vont l'amener sur la trace de Sarah, qui a été emmenée au camp de Beaune-la-Rolande. Elle a pu s'enfuir et a été recueillie par des fermiers, les Dufaure. La quête de Julia l'emmènera à New York et à Florence en Toscane.

 

Que penser de ce livre ?

C'est un livre assez éprouvant tellement l'histoire est tirée de faits réels.

On nous renvoie dans le passé et c'est déconcertant de voir la cruauté des hommes face à cette petite fille juive âgée de 8 ans.

Ce roman reprend avec passion, l'horreur de la rafle du Vel D'Hiv et des camps de concentration.

De la première page au trois quart du livre, j'ai cru et espéré pour cette petite fille que l'on imagine si tendre et si innocente.

On se fond totalement dans l'histoire tellement les personnages et les situations sont si bien décrites, au point de perdre la notion de réalité ou de fiction.

J'ai dévoré ce livre en un week-end et l'histoire de ces deux femmes dont le destin est mêlé : c'est vraiment une leçon d'humilité à garder en mémoire pour se souvenir des gens qui souffrent.

Avec ce livre, on prend vraiment conscience de la chance que l'on a de vivre dans un pays où nous pouvons nous exprimer (les actualités nous montrent en ce moment aussi à quel point c'est vrai...).

Il est vrai qu'a partir des 3/4 du livre, quand l'histoire ne concerne que Julia, j'ai trouvé le récit un peu long. C'est vraiment Sarah qui nous fait vibrer , c'est aussi pour elle que l'on ressent de l'affection et de la pitié.

L'histoire ne se finit pas comme je le pensais, j'aurais aimé une autre fin à ce magnifique récit mais cela reste vraiment une histoire bouleversante et passionnante.

Ce livre a été adapté au cinéma avec dans le rôle de Julia, la très belle Kristin Scott-Thomas mais le hic, c'est qu'il y a un problème de couleur de cheveux...je ne peux pas en dire plus car je n'ai pas vu le film.

Je pense pour ma part, qu'il faut toujours lire le bouquin avant de regarder le film.

 

"Elle s'appelait Sarah" de Tatiana de Rosnay, livre de poche en vente à 6.61€ sur la Fnac 

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Rédigé par garance

Publié dans #bouquins

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